Un peu d'histoire

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Le 13 mai 1917 Marie est apparue à Fatima au Portugal à 3 petits bergers. Au cours de ses apparitions mensuelles, elle leur confia que la Russie devait se convertir afin que soit évitée une 3e guerre mondiale. Par conversion, sans doute faut-il entendre le retour vers la profondeur de sa foi d’origine (se convertir signifiant « se tourner vers »[1]), et non un changement vers un autre rite que celui historique et naturel (orthodoxe) propre à la Russie.

 

Le 12 mai 1914 Marie était déjà apparue à Hrushiv, en Ukraine, en prévenant que l'Ukraine allait beaucoup souffrir avant de devenir indépendante, puis en 1953  elle est apparue sur la colline de Seredne où elle dira y demeurer, y voir le monde entier et distribuer des grâces pour le monde entier. Les villageois racontent que Marie leur aurait confié que c'est de là que partirait le feu de la foi appelé à briller pour ensuite se déployer dans le monde.

 

La Pokrova est la Vierge du Voile de Marie, qui recouvre de sa protection les fidèles. Elle est aussi appelée Notre Dame de Toute Protection.

En ce sens, l’Ukraine, berceau de la foi slave depuis la conversion à l’orthodoxie de Saint Volodymyr le Grand en 988, est clef au retour de la Russie à la profondeur de sa foi d’origine venue de Constantinople. Porteuse en son sein de l’étincelle de la foi orthodoxe, l’Ukraine fait le lien avec l’ouest par son église gréco-catholique (de rite byzantin mais rattachée à Rome).

 

Cette église martyre au XXe siècle a montré la profondeur de sa foi. Contrainte à devenir l’église dite des catacombes, elle a refusé le joug soviétique et la création d’un « homme nouveau » privé de tout lien avec la transcendance qui l’habite. Dans un esprit de fidélité à son attachement à Rome, ses évêques ont préféré être condamné au camp ou à la mort plutôt que de renier leur lien avec le pape.

 

Dans un même esprit de fidélité au don sacré de la vie et à la transcendance, de nombreux croyants russes sont devenus martyrs de la foi orthodoxe, au même titre que des Polonais dans l’église catholique romaine polonaise.

 

L’absence d’un Nuremberg soviétique au XXe siècle n’a pas permis l’écriture réconciliatrice d’une histoire encore déformée par des points de vue divergents portés par des nations en souffrance, et dont seule la réécriture dans un esprit de rencontre permettrait un apaisement des nations, selon le professeur Antoine Arjakovsky, spécialistes des questions russo-ukraniennes.

 

[1] Jean Guitton (de l’académie française), « Rue du Bac ou symbolisme de l’apparition », Editions S.O.S., Paris : 1979, p. 75..