LES MARTyRS & dissidents 
semence d'unite

Nous sommes le 14 février 2021. Le président ukrainien vient de s'adresser à la nation en l'informant qu'il a lui-même été informé que le 16 février serait le jour de l'attaque de l'Ukraine par la Russie, qui l'encercle de par ses frontières propres et celles de la Biélorussie.

 

Indépendamment de tout parti pris, le basculement de ces deux nations slaves que sont l'Ukraine et la Russie vers une guerre fratricide aurait des conséquences dramatiques pour leurs pays et à court terme à une plus grande échelle pour le monde.

 

Mis à mal par une épidémie aux conséquences profondes et nombreuses pour chacun, le monde doit trouver la force de poser son regard, maintenant tout au moins à défaut de l’avoir fait plus tôt, sur ces terres porteuses d’un message d’espérance.

 

En effet, l’Ukraine et la Russie ont donné au monde depuis des décennies des témoins de la vérité dont le sacrifice nous invite à oser croire encore que l’homme peut choisir en son cœur le meilleur plutôt que le pire.

 

Soljénitsyne nous rappelait que la frontière entre le bien et le mal traverse chaque cœur, et qu’il appartient à chacun de choisir chaque jour de quel côté de la frontière il souhaite se placer.

 

Les martyrs d’hier de la foi, ukrainiens et russes confondus, mais aussi polonais, ont tracé la voie de l’unité des cœurs. Ces hommes et femmes qui ont donné leur vie pour une certaine idée de la vie, sont rejoints aujourd’hui par d’autres martyrs de la vérité, éminents défenseurs du don de la vie et du droit à disposer de soi-même, au niveau individuel et collectif en qualité de nation.

Le russe (ancien premier ministre) Boris Nemtsov a risqué et perdu la vie en 2015 pour dénoncer la réalité des origines de la guerre en Ukraine. La journaliste Anna Politkovskaya a été assassinée en 2006 pour avoir voulu partager la vérité des rouages de la Russie contemporaine avec le plus grand nombre. Les dissidents contemporains sont autant ukrainiens comme Oleg Sentsov que russes comme Alexeï Navalny. Ces deux lauréats du Prix Sakharov représentent à eux deux seuls le combat mais aussi l’espérance de deux voix qui choisissent la même voie : celle de la défense de la liberté et donc de la vérité, car la vérité rend libre.

Dans un même esprit de défense de la foi, l'église gréco-catholique d'Ukraine a préféré le martyre plutôt que de renier le Christ. Cette église martyre au XXe siècle a montré la profondeur de sa foi plus qu'aucun livre ne saura le dire. Contrainte à devenir l’église dite des catacombes, elle a refusé le joug soviétique et la création d’un « homme nouveau » privé de tout lien avec la transcendance qui l’habite. Dans un esprit de fidélité à son attachement à Rome, ses évêques ont préféré être condamné au camp ou à la mort plutôt que de renier leur lien avec le pape.

Pour mieux comprendre les relations Ukraine et Russie, mais aussi chacun des deux pays, consulter les ouvrages du Prof. Antoine Arjakovsky sur la question :

Notamment :

MERCI mes chers amis, Olha, Petro,

MERCI pour ce film magnifique