Our Lady of Pokrova_Ukr_edited_edited.jp

A l'heure où j'écris ces lignes, ce jeudi 24 février, le gouvernement russe vient de lancer une opération de grande envergure pour envahir l'Ukraine.

Il s'agit donc de lui venir en aide aussi concrètement.

Voici comment :

Avanti Maria
L'idée

Sur une initiative personnelle, et dans un cadre d'accueil oecuménique (c'est-à-dire entre chrétiens), il s'agit de créer des ponts dans le visible et l’invisible entre la France, l’Ukraine et la Russie, dans un esprit de respect du don sacré de la vie et d’ouverture au monde ainsi qu’aux autres pays qui le constituent - en se mettant sous le manteau de Marie (comme nous y invite l'icône ukrainienne de la Pokrova) et en demandant la protection de Marie (comme nous y invite la Médaille Miraculeuse à Paris).

 

L’idée est d’inviter toute personne de bonne volonté, indépendamment de toute considération de nationalité, croyance ou conviction, à prier pour la paix en Ukraine et en Russie, pour leur propre devenir dont dépend aussi celui du monde.

 

Dans cet esprit d’ouverture, sont partagés des faits historiques pour éclairer les cœurs à s’ouvrir.  

L'idée m'est venue quand j'ai demandé début février à mon ami prêtre ukrainien à Lviv, le Père Taras, "que pouvons-nous faire d'ici ?" Il m'a répondu : "Deux choses, envoyer des icônes de France aux soldats et nous défendre verbalement."

Alors voilà : Marie passe devant, "Avanti Maria"...

 

Le Seigneur ayant invité les personnes composant l’humanité « à s’aimer les uns les autres comme je vous ai aimés »[1], Il nous invite à la compassion.

 

La compassion est la « faculté de souffrir sans souffrir », sachant que « la seule participation à la souffrance de l’autre est la plénitude de l’amour ».

Le but est donc de prier ensemble, est et ouest ensemble, pour répondre à l'invitation de Jean-Paul II, afin que l'Europe respire de ses deux poumons.

"Marie, passe devant !"

 

[1] Jean Guitton (de l’académie française), « Rue du Bac ou symbolisme de l’apparition », Editions S.O.S., Paris : 1979, p. 75.